Hommage à Pierre Gauvreau et son univers au MCQ
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Hommage à Pierre Gauvreau et son univers au MCQ

16 octobre 2013

Pierre Gauvreau. J’espérais vous voir ici
Rencontre avec un homme d’exception au Musée de la civilisation


Cet automne, le Musée de la civilisation à Québec rend hommage à Pierre Gauvreau et son univers dans un triptyque d’expositions. L’exposition Pierre Gauvreau. J’espérais vous voir ici, présentée du 16 octobre 2013 au 28 septembre 2014, propose une rencontre profonde et véritable avec cet homme d’exception, signataire du manifeste Refus global, peintre d’avant-garde, auteur et réalisateur. Une présentation de La collection Loto-Québec. Alcoa est partenaire de l’ensemble de la programmation du Musée de la civilisation. 

Pierre Gauvreau (23 août 1922 - 7 avril 2011) a sans conteste marqué l’histoire du 20e siècle par ses idées et sa vision du monde dont il imprègne, avec force, tout geste créatif. Passeur de modernité, Pierre Gauvreau a connu une carrière prolifique et nous laisse en héritage une production artistique et télévisuelle qui a marqué l’évolution de la culture québécoise. L’exposition en témoigne éloquemment à travers une riche sélection d’œuvres, dont plusieurs inédites, de 1941 à 2011, de photographies, d’artefacts et de films réalisés par son inconditionnel ami, Charles Binamé.

Une vision inspirante
« Pierre Gauvreau a porté, dans sa vie et dans son œuvre, une vision inspirante du monde touchant à l’ensemble des thématiques de notre projet culturel, a commenté le directeur général des Musées de la civilisation, M. Michel Côté. Il a été un formidable décrypteur de notre monde et un acteur clé de son évolution. Il s’est attaqué aux contraintes et limites d’une société rigide en soulignant la nécessité de la liberté. Le triptyque d’expositions que le Musée lui consacre veut témoigner de l’homme, de son œuvre, mais aussi de ses passions, a-t-il ajouté. Le Québec doit beaucoup à Pierre Gauvreau et le Musée de la civilisation doit beaucoup à Janine Carreau, son épouse, qui a fait don d’une grande partie de sa collection afin de protéger et de mettre en valeur la démarche exceptionnelle de ce personnage hors norme », a conclu M. Côté.

La commissaire, l’artiste Janine Carreau, et la conservatrice du Musée, Valérie Laforge, ont choisi la voie de la plénitude et de l’inattendu en tentant de recréer l’environnement de l’homme qui fonçait vers ses rêves, le regard plein sourire. Des cimaises qui témoignent du fait que Pierre Gauvreau attaquait chaque toile avec un regard nouveau. Depuis les inédits de jeunesse récemment retrouvés aux Curriculum vitae : réalisateur et auteur, en passant par les œuvres d’artistes marginaux qu’il collectionnait en toute fraternité, jusqu’à la série Les insoumis, dédiée à la bravoure 
de cœur et d’esprit, cet homme qu’on croyait connaitre ne cesse de nous étonner. Les trois preneurs d’images qui l’ont côtoyé en toute complicité : Maurice Perron, Charles Binamé et Janine Carreau, nous montrent un homme qui répond Présent! aux défis de sa vie. 

Pierre Gauvreau en quatre temps
Pierre Gauvreau. J’espérais vous voir ici évoque en quatre thématiques les convictions profondes qui ont guidé l’artiste tout au long de sa vie. Un premier espace, Regards d’avant-garde, met l’accent sur les premières décades, l’éveil et la découverte à travers des tableaux majeurs empruntés à de grandes collections. À partir des œuvres inédites de 1941, qui ont séduit Borduas, jusqu’au retour lumineux de 1976, l’affirmation de l’unicité de Pierre Gauvreau, le peintre-né, est constante. 

L’Atelier des possibles est un lieu investi par Gauvreau pour peindre sans retenue, mais aussi pour écrire une trilogie téléromanesque marquante : Le temps d’une paix, Cormoran et Le Volcan tranquille. Le peintre fait parler la toile, le scénariste écrit comme il peint, à la manière automatiste. Ici, naissent les textes porteurs d’histoires intimes et se raconte l’entrée du Québec dans la modernité. Pierre Gauvreau vit entouré de ses œuvres, de celles de son épouse, Janine Carreau, et de celles de ses amis comédiens devenus peintres le temps de quelques cadavres exquis.

À une extrémité de cet atelier se profile une rotonde asymétrique qui devient métaphoriquement l’Observatoire lyrique. On entre dans l’univers des symboles, des mystères, des questions et de la reconnaissance. Ici, on retrouve en primeur le testament plastique et psychique de Pierre Gauvreau : Les insoumis, treize hommages à des êtres héroïques souvent occultés par l’Histoire, dont deux signataires de Refus global : Maurice Perron et Bruno Cormier. 

Enfin, un dernier espace, Jardins infinis, nous montre l’humaniste dans ses liens infrangibles. Pierre Gauvreau a dit : « Je ne fais pas de distinction entre ce que je peins, ce que j’écris et le grand jardin que Janine et moi cultivons pour notre plaisir. On joue avec les formes, les couleurs, on leur donne un sens ». Ce jardin est une porte d’entrée vers Pierre et Janine, un lieu d’amitié, d’accueil et de générosité. Ici, se trouve l’ultime tableau de Pierre Gauvreau, peint un mois avant son départ sur l’élan donné par la perspective de cette exposition et le Journal de 384 jours, qui célèbre ses 32 358 jours de vie, promesse faite à Pierre par Janine au Théâtre du Nouveau Monde, le 15 mai 2011. 

Un artisan du Québec moderne
« La trame de fond de l’exposition révèle un être entier, un insoumis, un homme désireux de ne pas s’en tenir aux apparences et au possible pour toujours discerner de nouvelles pistes de réflexion et d’exploration. En somme, ses convictions, sa vision et sa curiosité ont fait de lui l’un des artisans du Québec moderne », a soutenu le ministre de la Culture et des Communications du Québec, M. Maka Kotto.

Des œuvres riches de sens
Une riche et abondante sélection d’œuvres, artefacts et photographies exprime judicieusement les propos thématiques évoqués et couvre 70 années de création. La trajectoire d’une vie! Dans tous les espaces, plusieurs tableaux sont inédits, notamment ceux de la première décade. Des films, réalisés par le cinéaste Charles Binamé, l’éternel ami des Gauvreau-Carreau, s’intègrent à chacune des thématiques. Avec des témoignages de Françoise Sullivan, Pascale Montpetit, de courts extraits de productions télévisuelles et la parole de Pierre Gauvreau lui-même, ils nous donnent sa vision et sa pensée. 

La collection Loto-Québec : des œuvres de Pierre Gauvreau et Janine Carreau
En prolongement de l’exposition Pierre Gauvreau.J’espérais vous voir ici, le Musée présente les œuvres de Pierre Gauvreau et les cadavres exquis faits avec Janine Carreau qui font partie de La collection Loto-Québec. Des œuvres exclusives et hautes en couleurs présentées dans le corridor au premier étage du Musée, lieu accessible gratuitement.

Un magnifique livre
Dans Pierre Gauvreau, passeur de modernité, édité par le Groupe Fides, sous la direction d’Hélène Dionne du Musée de la civilisation, les regards croisés d’une vingtaine de personnes nous ouvrent une porte lumineuse sur l’œuvre considérable d’un créateur multiforme, méconnu à plusieurs égards. Cette création parallèle, magnifiquement illustrée, ajoute une page indispensable à l’histoire sociale et artistique du Québec contemporain.

Pierre Gauvreau. J’espérais vous voir ici, du 16 octobre 2013 au 28 septembre 2014, au Musée de la civilisation à Québec. Une rencontre mémorable avec un homme inoubliable! L’exposition est présentée par Loto-Québec. Alcoa est partenaire de l’ensemble de la programmation du Musée de la civilisation.


Relations de presse :
Québec : Serge Poulin, 418 528-2072; courriel : spoulin@mcq.org
Montréal : Rosemonde Gingras, 514 458-8355; courriel : rosemonde@rosemondecommunications.com





Sources :   n.a.

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