Texte Art de vivre
Hôtel-Musée Premières Nations - Québec Ville et Région

Ici, on cultive l'art de vivre

Un festin pour les sens!

À Québec, chaque repas est prétexte à une découverte culinaire. Bien que la ville de Québec soit souvent qualifiée de capitale gastronomique de l'Amérique du Nord, on pourrait aussi lui décerner les titres de capitale de la bonne chère sans prétention, capitale des cafés-terrasses, capitale des bistros, capitale des vins et fromages… Bien manger à Québec fait tout simplement partie des plaisirs de la vie et est l'une des meilleures raisons pour lesquelles on séjourne dans la région.

Le choix de restaurants est étonnant à Québec. Si un établissement affiche complet ou que son menu ne correspond pas à l'inspiration du moment, il suffit d'aller à la porte suivante. L'arrondissement historique du Vieux-Québec compte à lui seul plus de cent restaurants. Les spécialités françaises et québécoises ont la faveur, bien qu'une diversité de tables ethniques s'offre aussi aux amateurs.

La cuisine traditionnelle québécoise

La cuisine typique du Québec s'inspire des copieux plats campagnards que nos grands-mères cuisinaient selon des recettes transmises de génération en génération. Parmi les favoris, on retrouve la tourtière, avec sa pâte brisée et sa garniture à la viande assaisonnée à souhait. Les ragoûts et bouillis longuement mijotés font également fureur, avec leurs bons légumes du jardin et leur onctueux bouillon. Quant aux cretons, une tartinade de porc bien québécoise s'apparentant quelque peu aux rillettes, ils ravissent tous ceux qui y goûtent, particulièrement sur du pain grillé le matin. Et qui saurait résister à la succulente tarte au sucre de nos aïeux...

Le temps des sucres

La cuisine québécoise se savoure en toute saison, mais est particulièrement à l'honneur au printemps, lorsque l'eau d'érable commence à couler et que les « cabanes à sucre » se mettent en branle pour fabriquer le divin sirop. Fidèles à leurs traditions, les Québécois y vont en famille et entre amis pour festoyer et célébrer le « temps des sucres ».

La révolution gastronomique des temps modernes

Depuis les années 1930, la scène culinaire québécoise a subi d'étonnantes transformations. De jeunes chefs ambitieux débarquant de France et d'Italie et ouvrent successivement de nouveaux restaurants. En peu de temps, la ville fut parsemée de tables haut de gamme, se surpassant toutes les unes les autres. Les Québécois succombèrent immédiatement aux mets raffinés que leur offraient ces établissements et les fréquentèrent assidûment en nombre sans cesse croissant.

L'avènement de la nouvelle cuisine, façon Québec

La demande locale étant constamment en hausse, les restaurateurs et l'industrie agroalimentaire ne manquèrent pas de suivre le courant. Des collèges commencèrent à offrir de nouveaux programmes pour les chefs en devenir, les fermiers de la région diversifièrent leur production, tandis que les clients en quête de nouvelles saveurs poussaient toujours davantage les restaurants à atteindre de plus hauts sommets en matière de créativité et de qualité.

En conséquence, l'agrotourisme connaît depuis quelques années une forte expansion dans la grande région de Québec, tandis que des acteurs nouveau genre prêtent leurs talents à la scène culinaire locale : des producteurs laitiers concoctant des fromages fins dignes des plus réputés de ce monde; des producteurs de vin et de cidre ouvrant leurs installations au public; des éleveurs versant dans des spécialités comme le canard, le sanglier, le faisan, le caribou, l'émeu, l'autruche, la pintade et le populaire agneau de prés-salés; des agriculteurs offrant des fruits et légumes de culture biologique ainsi que des denrées rares, comme les têtes de violon; sans oublier les boulangers, pâtissiers, chocolatiers et autres innovateurs des temps nouveaux.

Des chefs primés

Le Québécois Daniel Vézina, grand chef au talent maintes fois récompensé, symbolise le nouveau mouvement gastronomique en cours avec ses subtils mariages de saveurs et d'ingrédients issus des récoltes et arrivages propres à chaque période de l'année. Son restaurant, Le Laurie-Raphaël, partage avec quelques autres privilégiés le sommet du classement des meilleures tables du Québec.

Les honneurs pleuvent aussi sur le restaurant Le Saint-Amour. Jean-Luc Boulay a été élu chef cuisinier de l'année pour la troisième fois consécutive par le chapitre de Québec de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec.

Pour en savoir plus sur les chefs renommés de Québec.

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